mercredi 30 novembre 2011

Innovation française : agir et recommander

infoDSI le 30/11/2011 à 10:50,
Think Tank Innovation
Huit priorités pour dynamiser l’innovation en France



Après les 40 propositions des Ingénieurs et Scientifiques de France pour réindustrialiser la France[1], cette liste issue d'un Think Tank de l'Ecole Centrale apporte un regard d'autant plus intéressant que l'Ecole Centrale est un acteur innovant.

Ainsi, dès 2008, l'Ecole Centrale lançait le CEISAR (Centre d'Excellence en Architecture d'Entreprise), un laboratoire de développement créé en 2007 avec le soutien de grandes entreprises prestigieuses françaises pour délivrer des méthodes, pratiques et outils en gestion de systèmes d'information ("Enterprise Architecture") [2].


[1] Article infoDSI du 23/11/2011 "Une initiative de 5 pôles de compétitivité - Appel à contribution sur les dispositifs pour l'innovation". cf billet de ce blog "
Les CCAG de la commande publique, un outil de préservation de l'innovation des PMEs"
[2]http://www.ceisar.fr

mardi 29 novembre 2011

Open Innovation par la pratique [nov 2011]

infoDSI le 29/11/2011,
Etude i7 / Accenture
Les 10 tendances-clés de l’Open Innovation


Commentaire
En proposant une liste de huit pratiques : « Open Source, community of practices, spin-off, cluster, user innovation, crowdsourcing, co-creation, co-opetition", cette étude mérite son titre « Open Innovation: what's behind the buzzword » [a].

Pour un consultant en systèmes d'information (SI) souhaitant expérimenter directement ces pratiques, c'est facile :

  1. d'abord avec l'Open Source et on se rappelle une table ronde de l'Open CIOSummit intitulée «L'Entreprise Numérique Innovante »;
  2. puis avec les communautés de pratiques en gestion de SI [1] 
  3. où il y notera un exemple de spin off [2] ;
  4. pour le cluster, il adhérera à Systematic ou Cap Digital et 
  5. le crowd-sourcing aux groupes SI de réseaux sociaux professionnels [3] ; 
  6. pour le user innovation, il pourra observer un dispositif de gouvernance d'un éditeur logiciel pour décider des évolutions [4] ; 
  7. pour la co-création, prendre 60 secondes pour une enquête « collaborative » sur l'entreprise numérique innovante [5] et 
  8. pour la co-opétition visiter un réseau social numérique thématique qui donne un accès gracieux à une galerie de 16 modèles d'affaires numériques [6].

Mais « pour que tout cela marche », on convient aisément avec les auteurs qu'il faille « expliciter la répartition de propriété intellectuelle entre les partenaires ».

Et sur ce point, nous encourageons à utiliser en lieu du copyright ou autres mentions d'autorisation pour le moins juridiquement incertaines des contrats conçus spécialement pour un partage licite de connaissances ou de pratiques [7]...

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[a] Open Innovation: What's Behind the Buzzword,  par Delphine Manceau, Valérie Moatti et Julie Fabbri, from i7 Institute, Pierre-François Kaltenbach et Line Bagger-Hansen from Accenture, 2011, ESCP Europe et Accenture

[1] L'ITSMF France
[2] L'ITsqc, une spin off de la Carnegie Mellon University.
[3] LinkedIn et notre répertoire de « Best of » débats http://www.it-regime-management.net
[4] L'éditeur SAP avec le réseau de groupements d'utilisateurs SUGEN.
[5] http://fr8.open-creative-survey.eu
[6] http://www.entreprise-numerique-creative.eu ; un accès gracieux n'emporte pas la libre utilisation.
[7] Les contrats Creative Commons ou les licences Libres Savoirs de ParisTech.



Exemple d'Open Innovation et de crowd sourcing

Open Innovation et crowd sourcing


 

Une vision stratégique pour l'entreprise numérique

infoDSI le 29/11/2011 à 10:35,

Etude Capgemini Consulting / MIT Center for Digital Business
Un tiers des entreprises réussissent leur transformation numérique



Pour une entreprise, "la clé du succès réside avant tout dans la vision stratégique et la conduite d'un programme de transformation cohérent".

Pour conduire ce programme, on peut s'appuyer sur pratiques, engager des ressources, mettre en œuvre des systèmes d'information.

En revanche, formuler une vision stratégique relève souvent d'un acte personnel inspiré et ancré dans la personnalité et les convictions du leader d'entreprise.

Ainsi, en 2006, le Pr. Andrew McAfee, co-auteur de ce rapport [avec Capgemini Consulting], avançait une vision stratégique avec la formule "Entreprise 2.0" pour désigner "the use of emergent social software platforms within companies (...)".
Mais également, il déclinait Enterprise 2.0 à sa propre "entreprise de recherche" en utilisant les services d'un blog [1] alors que nombre de ses confrères chercheurs académiques maintiennent la confidentialité de leurs travaux jusqu'à une publication officielle dans des revues.

En 2009, inspiré par un billet posté sur ce blog [2], nous avons osé la formule "Institute 2.0" pour désigner "the use of emergent differentiated IP commons within a knowledge community" : lors de l'inception de notre startup numérique, la vision stratégique a d'abord été une affaire d'innovation avant d'être une affaire d'organisation.

Deux plus tard, pour aider les dirigeants à visualiser une stratégie numérique, nous avançons l'entreprise numérique comme « the results of IP/IT collisions » [3].


[1] Dans son blog « The Business Impact of IT », le Pr. McAfee communique au fil de l'eau ses observations et réflexions mais également invite ses lecteurs à réagir. Un bel exemple d'Open Innovation http://andrewmcafee.org/
[2] Pour le détail des 6 commentaires postés sur le blog "The Business Impact of IT", voir le site "L'entreprise numérique créative" http://www.entreprise-numerique-creative.eu
[3] « Numérique = SI 2.0 + PI 2.0 », une tribune par Tru Dô-Khac sur infoDSI et ITRManager.

jeudi 24 novembre 2011

Gouvernance relationnelle de la production informatique

infoDSI le 24/11/2011 à 11:21,
9e conférence annuelle de l’itSMF

Avec la sortie de l'édition 2011 le 29 juillet dernier quatre ans après la sortie de la version "V3", l'offre de pratiques de gestion informatique ITIL franchit une nouvelle étape.

Pour les méthodologues, la reconnaissance explicite des processus de gestion de relation client (désignés dans les ouvrages ITIL [1] par "Business Relationship Management" et "Demand Management") apporte les compléments attendus pour faire sortir la mise en œuvre des pratiques ITIL de la production informatique où elles étaient le plus souvent restées [2]. Ainsi plus que "orientation service", il faudrait lire "orientation utilisateur" ou "orientation client".

On peut s'attendre à ce que les offres alternatives réagissent à ce mouvement.
Ainsi, il sera intéressant de rapprocher la future version de Cobit 5 attendue pour 2012 et avec les deux documents "draft exposures" soumis aux commentaires du public cet été. Egalement, on observera les réactions des auteurs des référentiels d'Enterprise Architecture (Zachmann, Togaf, Peaf,...) et de l'ITsqc, la spin off de la Carnegie Mellon University tenant des évolutions des ouvrages eSCM-SP et eSCM-CL.

Mais pour les utilisateurs, il s'agit de saisir les impacts concrets d'une mise en œuvre des processus "Business Relationship Management" et "Demand Management".

Pour identifier des éléments de réponses, nous vous proposons une expérience numérique ouverte innovante sous la forme d'une "étude de cas publique accompagnée" : "Gouvernance relationnelle de la production informatique".
http://fr1.open-rse-n.eu

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[1] Les ouvrages ITIL sont écrits par Cabinet Office (UK) et publiés sous copyright par The Stationery Office (UK). ITIL® is a registered trade mark of the Cabinet Office.
[2] Les référentiels de la DSI, CIGREF, 2009.

mercredi 23 novembre 2011

Les CCAG de la commande publique, un outil de préservation de l'innovation des PMEs

infoDSI le 23/11/2011 à 10:41,
Une initiative de 5 pôles de compétitivité
Appel à contribution sur les dispositifs pour l’innovation [1]



L'idée du Small Business Act est séduisante : l'accès des PMEs, -qui portent l'innovation française créatrice d'emplois-, aux appels d'offre des grands comptes [en est] l'un des enjeux majeurs. 
L'article rappelle que cette idée est plébiscitée par tous tout en faisant remarquer que les grands comptes de la commande publique sont moteurs.

En effet, la commande publique est un levier au service de l'économie française entière.

Mais également, la commande publique dispose d'un outil moderne de contractualisation qui permet de préserver l'innovation des fournisseurs : ce sont les Cahiers des Clauses Administratives Générales (CCAG) rénovés et appliqués depuis fin 2009.

Ces CCAG prévoient notamment des dispositifs de préservation de la propriété intellectuelle des fournisseurs alors que la plupart des conditions générales d'achats de grand compte impose souvent la "cession de tous les droits sur les résultats" mais également la "cession des droits des éléments antérieurs intégrés aux résultats".

Cette situation, qui tue l'innovation des PMEs, a d'ailleurs été épinglée par le rapport du Médiateur des relations inter-entreprises [2].

Entrepreneur numérique dans le B2B, nous avons décidé de partager notre expérience, -un chemin de croix serait plus exact-, et avons mis en ligne le site "Gouvernance de la propriété intellectuelle en relation d'affaires" dont une grande partie est mise sous le régime de droits d'auteur "Creative Commons Paternité Partage à l'identique" au lieu du Copyright.
http://www.ip2-governance.com


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[1] Manifeste PME CIR/JEI/SBA/ISF
[2] Site du Médiateur des relations inter-entreprises industrielles et de la sous-traitance

mardi 22 novembre 2011

Enterprise Architecture (EA) numérique

infoDSI le 22/11/2011 à 10:25,
L'avenir du métier d'Architecte d'Entreprise se construit maintenant


Une intéressante présentation datant de janvier 2010 révélatrice de l'état de l'art de la gestion des systèmes d'information et notamment une de ses disciplines désignée par "Enterprise Architecture" (EA).

Tout d'abord, cette présentation reconnaît que cette discipline peine à être audible dans les entreprises françaises.

Il y a sans doute plusieurs raisons : son appellation, son positionnement par rapport aux autres disciplines de gestion de SI, la diversité des approches proposées par les offreurs...

Mais ce phénomène n'est sans doute que le reflet pour la France du niveau global où l'on peut dénombrer une dizaine de pratiques avancées par les offreurs luttant pour être "le" référentiel d'EA : DoDAF, MODAF, TOGAF, Zachman, MEGAF, FEAF, PEAF...[1].

Sur le plan de la demande, la présentation prend acte du déplacement de la valeur du support vers le contenu : la notion de "capital intellectuel" est justement mentionnée.

Les 40 propositions pour réindustrialiser la France du Livre Blanc publié hier par les Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) sont plus précises : notamment la proposition N°8 parle de "Développement d'un culture de propriété intellectuelle".
Egalement, la Table Ronde Franco-Allemande sur les Actifs Immatériels du 26 septembre dernier.

Alors, au lieu de parler d' "Entreprise Architecture", si on parlait d'architecture du capital immatériel de l'entreprise, une formulation moins marketing mais peut être plus concrète pour le "Board" des entreprises ?

Pour faire le point, nous vous invitons à prendre 60 secondes pour une enquête "collaborative" sur l'Enterprise Architecture où les statistiques sont mises à jour en temps réel et immédiatement retournées au répondant en fin de questionnaire sans obligation d'enregistrement.
http://fr4.open-creative-survey.eu


[1] cf discussions sur LinkedIn dans le groupe "The Enterprise Architecture Network", et un best of des discussions via http://www.it-regime-management.net